Mercredi 11 novembre 2009
Comme il est maintenant de coutume lors des cérémonies du 11 novembre, un ou plusieurs représentants des gouvernements tchèques et slovènes rendent hommage à leurs
soldats morts sur le front de Cernay. Le seul soldat britannique inhummé dans le cimetière militaire n'est pas oublié et reçoit une gerbe au nom de la ville de cernay.
La cérémonie a débuté vers 18 heures avec le défilé, musique municipale en tête suivi du corps des sapeurs pompiers, et des personnalités, pour se rendre de
l'église au cimetière. Après une prière eocuménique, dite par le curé Gérard Beck et le pasteur Fréderic Wennagel, trois gerbes ont été déposées, puis trois autres auprès de la stèle des soldats
tchèques et slovènes accompagnées des hymnes nationaux respectifs. Son excellence, Pavel Fischer ambassadeur de la république tchèque en France accompagné de Daniel Zara, consul à Berne, relit le
serment des volontaires tschékoslovaques qui évoque autant le devoir que la l'indépendance, la paix et la liberté. Jean Marie Keller, consul de slovaquie accompagné de Marek Murin 1er secrétaire
de l'ambassade de la Solvaquie à Paris dépose également une gerbe.
La nécropole nationale de Cernay abrite 3709 soldats français, tchèques, slovaques, russes, serbes et britanniques. 2304 sont tombés lors de la Grande Guerre et
1405 lors de la seconde Guerre Mondiale.
Le cortège se reforme pour rejoindre le monuments aux morts où là encore quatre gerbes sont déposés, la flamme du souvenir est allumée et en signe de paix pour
l'Europe et le monde, la chorale Arcadia chante l'hymne à la joie. Au total 11 gerbes ont été déposées lors des trois arrêts commémoratifs.
La municipalité a ensuite convié tous les participants à partager une soupe avant de voir un film documentaire sur l'histoire de la République Tchèque proposé par
l'ambassadeur Tchèque.
Michel Sordi dans son discours a longuement évoqué les deux guerres et leurs ravages mais ce qui me semble important c'est lorsqu'il parle de l'avenir: " ... Nous avons
rallumé la flamme du souvenir qui, portée par les valeurs du monde combattant , nous permet de construire aujourd'hui une Europe des Peuples unis, une Europe de paix.
Les dirigeant seuropéens avaient déjà acquis la conviction que la seule façon de garantir une paix durable entre leurs pays respectifs était de les unir économiquement et politiquement.
(...)"
Depuis 2007 l'Europe compte 27 pays membres.
"Il nous appartient maintenant, tous ensemble, de poursuivre cette construction économique, qui nous permettra de faire le poids face aus Etats Unis, à l'Inde, à la Chine. Mais l'économie
seule n'a pas de sens si nous ne créons pas une Europe sociale et un espace de solidarité. Le tout bien entendu, dans une Europe sécurisée, organisée et uni face au terrorisme, et développant une
politique de défense commune.(...)"