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  • : Cernay dans le Haut Rhin et son actualité
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J'habite à Cernay, j'y suis née, je m'y plais, c'est ma ville.

Je la regarde évoluer, grandir, changer, bouger. je la regarde vivre au travers de ses associations, de ses espaces culturels, de ses entreprises, de son équipe municipale, que j'ai rejointe récemment avec Christophe Meyer, Anne Eberlein, Jacques Muller et Joaquim Rodrigues.

Et j'en parle

Je parle aussi de  Steinbach, Uffholtz, Wattwiller, et pourquoi pas de toute la com'com dont Cernay fait maintenant partie depuis janvier 2013

mail: sylviereiff@orange.fr

Texte Libre

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 18:18
Cernay libéréeCernay libérée

Deux cérémonies ont marqué ce 70 ème anniversaire mais aussi une triste nouvelle

En effet, le 4 février dernier, alors que la ville commémorait sa libération et rendait hommage aux soldats de la 1ère Armée, l'un de ses premiers libérateurs s'éteignait. Ironie du sort ou incroyable destin de cet homme qui a marqué l'historie de Cernay et dont la vie est une aventure perpétuelle depuis ses 17 ans. En effet, Charles Kieffer est décédé le 4 février, il a été parmi les premiers libérateurs, il a été résistant à Lyon avant de rejoindre les rangs de la première Armée. Après la guerre, il a été professeur dans les lycées français du Caire puis de Kaboul. L'Afghanistan un pays qui l'a fasciné, au point qu'il lui a consacré une grande partie de sa vie, à tel point qu'on le surnommait l'afghan. Il était un fin lettré, un linguiste passionné, un historien.

( voir en fin de page un article écrit il y a 5 ans)

Le dimanche 8 février un hommage particulier était rendu aux soldats de la 4ème division marocaine de montagne.

En présence de Mohamed Arrouchi, consul du Maroc pour l'Alsace et la Lorraine, du député maire Michel Sordi et de Danielle Griffanti, présidente du souvenir français pour le canton de Cernay, et à l'origine de cette cérémonie, les nouvelles plaques du monument consacré à la 4ème DMM ont été dévoilées. Un vibrant hommage a été rendu à ces soldats d'Afrique du Nord, premiers libérateurs de la ville, à qui la ville doit beaucoup

Le monument est situé sur la RD483 à la sortie de Cernay en direction de Belfort. Il est au coeur du champ de bataille, entre l'institut Saint André , la Ferme du Lutzelhof et la forêt du Nonnenbruch, l'obélisque est là où sont tombés de nombreux soldats, les jours précédent la libération de Cernay. Le 4 février 1945, la 4ème division marocaine de montagne a dégagé Cernay, ils étaient en première ligne, ils étaient les premiers à entrer dans la ville.

IL y a une dizaine d'année, les plaques de bronze du monument ont été dérobées. Aujourd'hui, elles sont à nouveau en place mais en granit cette fois-ci. Et ceci grâce à l'engagement de Danielle Griffanti, qui a fait un travail formidable pour retrouver les textes, et pour réunir les fonds nécessaires à la rénovation du monument.

Charles Kieffer

J'ai bombardé ma maison

Il raconte son épopée et comment il s'est retrouvé après de nombreuses péripéties à pointer sa pièce de 105 sur Cernay, sa ville natale.

« Tout a commencé le 15 juin 1940, le lendemain de mes 17 ans. Ce jour là, les allemands traversaient le Rhin. Je n'ai pas hésité, je savais déjà, que s'ils arrivaient, je partirai. » Il enfourche sa bicyclette Peugeot de course à jantes en bois et prend la direction de Lyon, s'y arrête le temps de saluer sa tante et continue sur Nîmes avec la ferme intention de s'engager. Il y arrive le 18 juin, se fait traiter de Boche, apprends qu'un Général vient de lancer un appel aux français et qu'il ne pourra finalement pas partir pour l'Afrique du Nord.

Résistant dans le groupe Combat

Il remonte sur Lyon et choisi d'y poursuivre ses études. Passe les bacs et en même temps entre en résistance dans le groupe Combat. Il est chargé de la propagande, avec des amis, il distribue des journaux clandestins, les affiche sur les murs de la Croix Rousse, son quartier, écrit des articles et bien sûr manque de se faire prendre à plusieurs reprises. Il tente une nouvelle fois de rejoindre les Forces Françaises Libres de l'autre côté de la Méditerranée avec l'aide du directeur Général de la Compagnie Paquet, qui l'embauche comme soutier à bord d'un de ses bateaux, à destination d'Oran. Malheureusement le jour de son embarquement, le 11 novembre 1942, l'armée allemande envahie la zone libre et verrouille le port . « Je remonte une nouvelle fois sur Lyon et je continue mes études à l'université et mes activités clandestines. Je tenterai une troisième fois de partir, par une filière espagnole avec l'aide de Pierre Bockel de Thann, futur chanoine et de sa soeur Christiane. Malheureusement, le destin s'est acharné contre moi, car au moment de pendre contact avec les passeurs, j'apprenais que le réseau avait été démantelé la veille. Je suis reparti sur Lyon une troisième fois. »

En août 1944, Charles Kieffer rejoint, enfin, l'armée française qui remonte la vallée du Rhône. Il s'engage pour la durée de la guerre plus trois mois, au 1er Régiment d'Artillerie Coloniale (RCA) et suit une formation de radio téléphoniste. Le 8 septembre il est prêt et part en direction du nord , en route pour l'Alsace. Il installe avec beaucoup de difficulté leurs batteries au dessus de Masevaux avec pour objectif Thann et Cernay, principalement la Croisière. « Mais il y a toujours des obus qui s'égare et la ville n'a pas été épargnée, ni ma maison natale où habitait mes parents et ma soeur que je n'avais plus vu depuis juin 40. » Cernay n'est toujours pas libéré mais notre unité est appelé ailleurs, nous partons pour quelques jours en direction de l'Atlantique, puis retour en soutien entre Colmar et Strasbourg. Le 4 février, le lieutenant Blachais m'annonce que Cernay vient d'être libéré, il m'accorde trois jours de permission pour saluer ma famille. « Le 6 février j'arrive à Cernay responsable d'un command car, rempli d'Alsacien comme moi, qui n'ont pas revu leur famille depuis longtemps. Je retrouve ma famille mais je constate aussi les dégâts occasionnés par nos canons. » La guerre n'et pas encore terminée pour Charles Kieffer qui repart pour la campagne des Alpes pendant laquelle il récolte une citation et la Croix de Guerre. « Distinctions qui ne pourront jamais me faire oublier les horreurs de la guerre. » conclut-il

Cernay libérée

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Published by Sylvie Reiff
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